Chirurgie de la main – Introduction

La chirurgie de la main est une spécialité plutôt jeune. Elle est apparue au début des années 60. Le premier groupe de spécialistes s’est formé en 1963 et s’appelait le GEM ou Groupe d’Étude de la Main.

 

La première publication française dédiée à cette chirurgie date de 1966.

 

Depuis ses débuts, l’activité de chirurgie de la main s’est organisée et réglementée par le biais d’une société parfaitement structurée, la Société Française de Chirurgie de la Main, SFCM.

 

En premier lieu, les règles pour l’obtention du droit au titre de chirurgie de la main se sont durcies pour reconnaître une formation exigeante. Ainsi, outre une formation chirurgicale complète avec l’obtention d’un DESC de chirurgie orthopédique et traumatologique ou d’un DESC de chirurgie plastique, deux années complémentaires de formation au sein d’un centre spécialisé de chirurgie de la main sont nécessaires, complétées par l’obtention du Diplôme Interuniversitaire de Chirurgie de la Main et du Diplôme Universitaire de Microchirurgie.

 

Ce parcours universitaire et professionnel doit faire l’objet d’une reconnaissance par la commission d’homologation, au sein de la SFCM.

 

Bien qu’étant une spécialité à part entière, la chirurgie de la main se nourrit des concepts et des techniques issues de l’orthopédie et de la chirurgie plastique et reconstructrice. Les traitements ne conduisent pas toujours à une intervention chirurgicale et l’arsenal thérapeutique doit inclure des options conservatrices et la rééducation pour rendre à la main ses fonctions sensitives et motrices et in fine son rôle d’interface avec le monde environnant.

 

La collaboration avec d’autres spécialités médicales et paramédicales s’avère ainsi indispensable pour assurer une prise en charge la plus optimale possible.

 

Au quotidien, des relations étroites existent entre le chirurgien, le kinésithérapeute et l’orthésiste.

 

Lorsque les traitements conservateurs sont dépassés et que la chirurgie s’avère nécessaire, les nouvelles pratiques impliquent la mise en œuvre d’une structure parfaitement adaptée pour une prise en charge personnalisée, confortable, tournée vers le concept de chirurgie ambulatoire « extrême ».

 

Sur ce plan, ces améliorations sont permises par la progression des techniques d’anesthésie locorégionale et donc le travail conjoint avec les médecins anesthésistes et leur équipe.

En parallèle, les structures d’accueil que sont les établissements de santé doivent adapter leur organisation à cette évolution des pratiques et des prises en charge, notamment en ce qui concerne l’accueil et la gestion des patients d’urgence.

 

La reconnaissance et l’orientation précoce de ces cas particuliers par le service d’accueil des urgences et les médecins urgentistes est devenue, au fil des années, un enjeu de santé publique.

Quelle est l’objectif d’une unité dédiée ?

Adapter parfaitement le bilan et permettre un diagnostic rapide.

Cela peut permettre d’éviter certaines errances diagnostiques parfois courantes, les pathologies de la main ayant des expressions cliniques très diverses. Quel que soit le mode d’entrée du patient dans l’unité, que ce soit au travers d’une rééducation, de la confection d’une orthèse ou lors d’une consultation chirurgicale, le patient sera guidé et si besoin réorienté pour la prise en charge la plus optimale et la plus personnalisée possible de sa pathologie. L’objectif étant une guérison rapide.

Matériel utilisé spécifique et parfaitement maîtrisé + Techniques chirurgicales dédiées

• Assurer une permanence des soins efficace

 

Comment fonctionne un pôle de chirurgie de la main ?

L’activité chirurgicale se divise en :
• Une activité de consultations réglées permettant la prise en charge de pathologies chroniques ou subaiguës
• Une activité de consultations d’urgence pour la prise en charge des traumatismes fermés, des plaies et des infections aiguës.

Ces deux activités cohabitent au sein de la même structure mais, pour un meilleur confort des patients tout est mis en œuvre pour les séparer dans le temps et l’espace.

 

En parallèle des activités paramédicales sont présentes
• Kinésithérapie
• Confection d’orthèse sur mesure

Le chirurgien collabore en permanence avec les rééducateurs et les orthésistes dédiés. Chacun, en plus de sa formation professionnelle générale possède des compétences plus spécifiques lui permettant de proposer un soin parfaitement adapté aux pathologies de la main et du poignet.

Dans le cadre de l’activité d’urgence, en cas d’indication opératoire, le patient sera pris en charge par le service de chirurgie ambulatoire puis par l’équipe d’anesthésie.

L’ensemble du suivi, depuis la première consultation jusqu’à la guérison se fera au sein de cette même structure.